SOS ÉCRANS

Présentation du projet & annexe technique

Application Shelkid · protéger les mineurs du cyberharcèlement, sur l'appareil et dans le respect de leur vie privée · juin 2026.

Partie I — Le projet

1. L'association

Nom : SOS ÉCRANS (loi 1901)
RNA : W751283606
SIRET : 10511646100010
Siège : 186 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris

Objet : prévenir et sensibiliser aux risques liés aux écrans et au cyberharcèlement chez les mineurs ; accompagner familles, enseignants et éducateurs par des outils numériques gratuits.

Une structure jeune, un travail de fond ancien. L'association a été déclarée en mars 2026, mais elle formalise un travail de recherche et de développement mené de longue date par son fondateur. Elle a précisément été créée lorsque ce travail a commencé à aboutir — prototype fonctionnel, premiers tests réels, ancrage scientifique.

2. Le problème : le cyberharcèlement invisible

Un adolescent peut rentrer chaque soir sans avoir reçu un seul message insultant. Pourtant, il n'est plus invité aux groupes, ses messages restent sans réponse, les conversations continuent sans lui. Pour les adultes, rien n'est visible. Pour l'adolescent, l'exclusion est bien réelle.

Cette forme de cyberharcèlement laisse peu de traces explicites et demeure très difficile à repérer pour les familles comme pour les établissements. Elle est pourtant réelle et grave : la recherche sur l'ostracisme (paradigme Cyberball, méta-analyse de 120 études, ~11 900 participants) montre que l'exclusion silencieuse menace l'estime de soi et l'humeur, et que les adolescents y sont plus sensibles que les adultes.

À notre connaissance, aucun outil grand public largement diffusé ne propose aujourd'hui une détection locale et respectueuse de la vie privée de ces signaux d'exclusion sociale.

3. Notre solution

Shelkid est une application mobile gratuite à vie qui aide à repérer les signes de cyberharcèlement et de mal-être pour orienter l'enfant vers un adulte de confiance et le 3018.

🔒 Le respect de la vie privée — notre choix fondateur. Tout reste sur l'appareil de l'enfant. Aucune donnée collectée ni transmise. À l'opposé du contrôle parental intrusif et de l'analyse dans le cloud, nous refusons toute logique de surveillance. L'outil lève un drapeau pour qu'un humain regarde — jamais un diagnostic.
« Nous préférons un outil imparfait mais respectueux des droits fondamentaux des enfants à un outil plus performant fondé sur la surveillance de leurs échanges. »

4. L'équipe porteuse

Emmanuel Klein, fondateur, porte le projet depuis son origine. Animé par une motivation personnelle profonde pour la protection des enfants face aux dangers des écrans, il s'est passionné pour le numérique et, avec l'appui de l'intelligence artificielle, a construit lui-même un premier prototype fonctionnel et structuré la démarche scientifique, éthique et associative qui l'accompagne — dont un choix radical inscrit dans les statuts : l'outil restera gratuit, pour toujours, pour toutes les familles. Son rôle : coordonner le projet et fédérer les compétences académiques, techniques et juridiques.

Le bureau : Emmanuel Klein, président · Largo Klein, trésorier (gestion administrative, suivi budgétaire et conformité financière).

Comité scientifique et éthique (en cours de constitution) : chercheurs, professionnels de l'enfance, spécialistes de la protection des données et acteurs associatifs, pour accompagner les choix méthodologiques et éthiques.

5. État d'avancement

✅ Travaux déjà réalisés : une application qui analyse les messages sur le téléphone, hors-ligne ; une définition originale du « murmure » (l'exclusion mesurée dans le temps) ; un ancrage scientifique (Cyberball) ; une première collecte d'annotations auprès d'un public réel ; une démarche éthique complète (sur l'appareil, zéro collecte, AIPD).

6. Méthodologie & calendrier (12 mois)

Phase 1 — Cadrage éthique & partenarial (M1–M2)
AIPD ; conventions avec laboratoires & structures ; validation du protocole par un comité éthique.
Phase 2 — Corpus & double annotation (M3–M5)
Recrutement & formation des annotateurs ; annotation indépendante ; mesure de l'accord entre annotateurs.
Phase 3 — Tests en conditions réelles (M6–M9)
Panel de testeurs (mineurs volontaires, accord parental) ; mesure des faux positifs, du cloisonnement des données.
Phase 4 — Analyse & restitution (M10–M12)
Traitement des résultats ; publication en accès ouvert ; restitution publique des réussites ET des limites.

7. Notre engagement de transparence

SOS ÉCRANS s'engage à publier les résultats obtenus, qu'ils soient positifs ou négatifs. Nous ne cherchons pas à prouver que nous avons raison, mais à savoir ce qui fonctionne réellement.

8. Ce qui nous distingue

Le marché est massivement du contrôle parental, dans le cloud, orienté parent, sur le harcèlement explicite. Notre combinaison est quasi unique : sur l'appareil + gratuit + signal rendu à l'enfant + ciblage du voilé / de l'enfant isolé, en français. À l'heure où la plupart des solutions reposent sur l'analyse des conversations dans le cloud — avec d'immenses enjeux de souveraineté et de protection des données des mineurs — notre approche locale et hors-ligne est un choix technique et politique fort.

Partie II — Annexe technique (pour spécialistes)
📌 Cette partie s'adresse aux évaluateurs spécialisés. Les lecteurs non spécialistes peuvent s'arrêter à la Partie I — l'essentiel y est.
🔒 Vie privée par conception

Tout se passe sur l'appareil de l'enfant

L'analyse a lieu localement, sur le téléphone. Aucun message, aucune donnée n'est envoyé sur un serveur ni stocké. Conséquence : conformité forte au RGPD + démarche d'AIPD.

⚙️ L'architecture

Un modèle de langage spécialisé, embarqué

Le cœur est un modèle de langage français spécialisé qui fonctionne entièrement sur l'appareil, hors-ligne, affiné sur un corpus de messages d'adolescents réels. Il classe un échange en trois niveaux (RIEN / signal discret / alarme) et oriente l'enfant vers un adulte de confiance + le 3018. Il est complété par un moteur de règles transparent et explicable qui rend chaque décision auditable. (Détails d'implémentation disponibles sur demande.)

💡 L'avancée conceptuelle

Le « murmure » ne se lit pas dans un message isolé

Le harcèlement voilé se mesure au niveau (fil × fenêtre de temps × cible). Une pique isolée est innocente ; le mal vit dans la répétition, la mise à l'écart et la réaction de la cible dans le temps.

📚 L'ancrage scientifique

Le silence est une blessure mesurée

Notre attention au retrait s'appuie sur la recherche sur l'ostracisme (Cyberball) : méta-analyse de 120 études (~11 900 participants) ; les adolescents sont plus sensibles que les adultes (Sebastian 2010 ; Masten 2009). Traduit en signal de prévention, jamais en diagnostic.

🔬 Méthode de mesure & benchmark

Mesurer honnêtement, publier les limites

Indicateurs principaux : taux de faux positifs, précision, accord entre annotateurs. Vérité terrain par double annotation ; corpus de référence CyberAgressionAdo + collecte auprès d'un public réel (juin 2026). Un protocole de benchmark pré-enregistré sera appliqué et publié en accès ouvert. Nous présentons notre méthode, pas des chiffres prématurés : produire le benchmark validé est l'objet de la phase de validation à venir.

🛡️ Honnêteté sur l'état réel

Ce qui marche, ce qui reste à valider

Ce qui fonctionne déjà : le repérage du harcèlement frontal ; une application qui tourne sur l'appareil.

Ce qui reste difficile (honnêtement) : le voilé / l'isolement. Même des annotateurs humains s'accordent modérément sur ces cas — preuve de la difficulté, et raison d'être de la validation. Nous ne prétendons pas « détecter à coup sûr ».

SOS ÉCRANS · association loi 1901 · RNA W751283606 · SIRET 10511646100010 · [email protected] · shieldy.org
Dossier complet et budget détaillé disponibles sur simple demande. Références : Williams & Jarvis (2006) ; Hartgerink et al. (2015), PLOS ONE ; Eisenberger et al. (2003), Science ; Sebastian et al. (2010) ; Masten et al. (2009) ; corpus CyberAgressionAdo.