Repérer le harcèlement qui ne crie pas — la mise à l'écart, la pique déniable — sans jamais lire un seul message.
Ceci n'est pas une demande de financement : c'est une invitation à un regard critique. Je porte cette idée en chercheur, pas en vendeur. Le projet est associatif et gratuit. Si l'angle vous parle, on en parle de vive voix ; sinon, vos objections me sont déjà précieuses.
La conversation entière porte un signal que le message isolé ne porte pas : sur un même corpus, un détecteur passe de l'indistinguable du hasard au message (AUC 0,556) à un score nettement informatif sur le fil entier (0,762). Reste à prouver que ce gain vient de la structure relationnelle — non d'un simple surcroît de contexte. C'est l'enjeu de la collaboration que je cherche.
Démontrer — ou réfuter — que le harcèlement voilé est un phénomène relationnel et temporel mesurable, sans lire le contenu, là où aucun corpus français à la bonne résolution n'existe encore.
Près de 200 volontaires · plus de 6 000 jugements · 12 jours de collecte. Les faits, sans embellissement.
| Mesure | Valeur | Lecture honnête |
|---|---|---|
| Accord inter-juges (α, 9 juges) | 0,574 | Sous notre plancher (0,667). Les experts humains eux-mêmes peinent à s'accorder sur ce qu'est un murmure — la question est d'abord définitionnelle. |
| AUC message → fil (n=39) | 0,556 → 0,762 | Gain +0,21, suggestif (sans test de DeLong). Peut refléter « plus de contexte » : le prouver relationnel est l'objet du pilote. |
| Rappel sur le murmure | 50-60 % | La moitié des cas subtils échappe encore. Innovation non démontrée — la priorité. |
| Faux positifs réels (au fil) | 5,40 % | Trop élevé pour un mineur → distribution suspendue. |
| Valeur prédictive (calcul, prév. 2 %) | ~18 % | Environ 4 alertes sur 5 seraient fausses. Chiffre décisif, non mesuré sur la cible. |
Concept solide mais non validé sur la population cible (8-13 ans) : tous les résultats portent sur des adolescents. À prévalence faible, même un bon détecteur produit une majorité de fausses alertes — d'où un livrable agrégé, jamais une accusation, et l'estimation de la valeur prédictive réelle comme livrable n°1 d'un pilote.
Le verrou décisif : la littérature n'offre aucune base à cet âge. Sans elle, aucune affirmation sur la cible.
Concilier le droit de l'enfant à sa vie privée (CIDE art. 16) et l'autorité parentale, la majorité numérique étant à 15 ans. À instruire avec un juriste — non un dogme.
Avec un pédopsychiatre : modéliser l'impact d'un taux de fausses alertes sur un enfant avant tout calibrage.
Pas d'argent ni de financement · pas de déploiement · pas d'accès commercial · aucune lecture du contenu des enfants. Un traitement local reste un traitement au sens du RGPD — c'est le verrou n°2.
Un échange de trente minutes, sans engagement. Le dossier scientifique complet — résultats détaillés, méthode, registre des essais écartés, 184 références — vous attend.
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