Les outils savent repérer les insultes. Mais pas la méchanceté déguisée en blague — celle qui détruit en silence. C'est ce vide qu'on veut combler.
❤️ Soutenir le projetAujourd'hui, une partie de la vie des enfants se joue dans des conversations que les adultes ne voient pas. Et le harcèlement qui fait le plus de mal n'est presque jamais le plus visible.
Ce ne sont pas toujours les insultes : c'est le sous-entendu, la pique répétée, la moquerie déguisée en blague. « C'était pour rire. » « T'es susceptible. » Jour après jour. C'est invisible — et c'est exactement là qu'est le danger.
Souvent, ça commence par de petits signes, anodins pris séparément :
Aucun de ces signes ne prouve quoi que ce soit. Mais ensemble, ils invitent à ouvrir le dialogue — pas à fouiller.
Le danger se déguise. Le plus dur à voir est le plus dangereux.
Les outils de protection actuels détectent le facile : insultes, gros mots, menaces directes. Le harcèlement « voilé », lui, échappe à tout le monde — aux machines comme aux adultes. Aucun outil, aujourd'hui, ne sait vraiment le repérer.
Et les enfants les plus exposés (handicap, isolement, manque d'encadrement numérique) sont souvent les moins protégés : les rares outils existants sont soit payants, soit des mouchards. Ils n'atteignent pas ceux qui en auraient le plus besoin.
Je ne suis pas une entreprise. J'ai commencé seul, le soir, parce qu'une chose me dérangeait : les enfants les plus exposés sont aussi les moins protégés, et les outils existants étaient soit payants, soit des mouchards. Je ne voulais ni surveiller, ni faire peur.
Pendant des mois, ça a tenu grâce au bénévolat, le mien et celui de mon fils. Aujourd'hui, pour que ça continue et que ça serve à d'autres, j'ai besoin d'un coup de main.
Une brique qui repère les signaux faibles du harcèlement voilé non pas dans un message isolé, mais au fil du temps (la répétition, l'effet sur la personne). Elle fonctionne sur l'appareil — rien ne sort — et oriente vers une vraie aide humaine (le 3018). En développement : la direction est prouvée, ce n'est pas encore un produit fini, et nous le disons. Notre règle : la précision d'abord.
Une machine ne peut apprendre à reconnaître le voilé que d'une source : les ados, leurs mots, leur humour. Des mini-jeux gratuits et anonymes où ils deviennent « détectives » des moqueries en douce. Chaque réponse aide à construire l'outil. Déjà en ligne, des milliers de réponses recueillies.
Aide un encadrant, souvent seul et débordé, à mener une vraie séance de prévention. Des situations concrètes (« que ferais-tu ? ») plutôt que des leçons — 323 questions, dont plus de 100 sourcées — et un cadre qui protège l'élève (aucun élève désigné, bouton d'aide 3018 toujours visible). Pour tous les encadrants.
En dix minutes, un jeune voit comment, sans la moindre insulte, une accumulation de silences et de petites moqueries finit par exclure quelqu'un. Pas de score, pas de héros : juste un témoin. Le vrai outil, c'est le débrief mené par l'encadrant. Chaque simulation sera validée par un pédopsychologue avant tout usage à grande échelle.
Aucun enfant ne devrait affronter ça seul.
Jusqu'ici, le projet a été autofinancé, sans salarié. Ces fonds serviront à structurer une petite équipe et à maintenir les outils. Association sans but lucratif : 100 % des dons servent au projet. Reconnaissance fiscale (déduction de 66 %) en cours.